l’île de Groix - Bretagne

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De quelle source lui vient son nom
Est-ce de fée ou de sorcière
Ou de quelque noir enfer
Comme la boue de ses sillons
On dit que l’on y voit sa joie
On dit que l’on y voit sa croix
Je parle de l’île de Groix

© Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni © Didier Gualeni




Malheur à celui qui débarque
Il n’aimera pas ses hivers
Il trouvera ses quais déserts
Car le flot, seul, mène les barques
Mais essayez de foutre le camp
Elle vous aura aux sentiments
Comme femme retient l’amant

L’hiver la tient emprisonnée
Pour mieux l’accoucher au printemps
Premier soleil sur les buissons
Il n’y aura plus de gelée
L’eau de ses ports est froide encore
Mais fleurissent les boutons d’or
Et le goéland a pris l’essor

Si à travers mes yeux mi-clos
Il me plaît à revoir juillet
Je sens l’odeur du goudron frais
Qu’on passe aux quilles des bateaux
La menthe des sournois ruisseaux
Lutte avec l’odeur des sureaux
De la vapeur tremble sur l’eau

Les vieux parlent du temps passé
A Loc-Maria et Port-Tudy

Si vous n’comprenez pas, tant pis
Moitié français, breton moitié
On dit que l’on y voit sa joie
On dit que l’on y voit sa croix
Je parle de l’île de Groix

Paroles de la chanson de Gilles Servat L’île de Groix